Alors que la crise économique ayant débuté fin 2007 entame sa quatrième année, les pays à travers le monde cherchent de nouvelles sources de revenus plus ou moins nobles, afin d’aider à renflouer les coffres. Les casinos en ligne, un jour détestés de tous, deviennent des établissements de plus en plus populaires dans le milieu politique. Les pays Européens, l’Angleterre en tête, ont commencé à légaliser et à taxer les casinos dès la moitié des années 2000. Aux États-Unis, où l’opposition a longtemps fait rage, l’opinion commence à changer. Il semble que ce soit au tour du Canada d’être le prochain tourmenteur des casinos en ligne, depuis que la province de la Colombie-Britannique a ouvert les portes à la question des jeux en ligne au Canada.
En Juillet, la British Columbia Lottery Corporation a lancé son tout premier Casino en Ligne basé au Canada, PlayNow.com. Bien que le site ne soit pas opérationnel depuis bien longtemps, il a permis d’ouvrir une boite de Pandore au Canada, et sa force semble irrépressible. Comme dans le jeu du domino, les provinces Canadiennes se mettent une à une à estimer l’apport de la légalisation des jeux en ligne, et l’Ontario, le Québec, le Saskatchewan, et maintenant Alberta envisagent cette légalisation.
Avec la diminution des recettes fiscales et la création croissante d’aide au gouvernement, de nombreux citoyens demandent que les casinos en ligne soient autorisés à s’installer au Canada. Les Canadiens dépensent environ 1 milliard de dollars dans les casinos en ligne chaque année, mais jusqu’à présent, tout cet argent a profité à des sociétés opérant bien loin du bras juridique du gouvernement canadien. Ceux en faveur de la légalisation des casinos en ligne souhaitent que le gouvernement obtienne sa juste part du gâteau, et qu’il en fasse profiter les citoyens canadiens payant des taxes. Les gouvernements croient également que la légalisation rendra tout le monde gagnant. Les citoyens pourront profiter des avantages fiscaux et les gouvernements pourront offrir des programmes d’aide au jeu compulsif et des traitements.
Malgré l’aide économique incontestable que les casinos en ligne apporteraient au gouvernement, il reste quelques dépréciateurs. Certains faisant partie du milieu politique mettent en doute la capacité du gouvernement à s’occuper des joueurs compulsifs, et invoquent un véritable manque de compréhension de la part du gouvernement de ce monde des subtilités du jeu en ligne. On estime le nombre des joueurs de casino en ligne compulsifs à 38% environ, tandis que ceux des casinos terrestres atteignent tout juste les 8%. Plusieurs représentants de casinos terrestres situés au Canada, en particulier ceux de l’Alberta et de l’Ontario, se sont prononcés contre la légalisation du jeu en ligne également. Ils estiment que les casinos en ligne auront un effet néfaste sur les affaires de leurs établissements et pourraient coûter leurs emplois aux Canadiens.
La situation au Canada est similaire à celle de l’Europe et des États-Unis. Certains souhaitent légaliser les casinos en ligne, et d’autres sont furieusement contre. La meilleure façon pour le Canada de légaliser les casinos en ligne et de récupérer les bénéfices, sera de suivre l’exemple de l’Europe, où quelques pays tels que l’Angleterre et la France ont déjà réussi à légaliser les casinos en ligne.

